07/04/2008
De l'autre côté du Miroir

La publication en 2007 de Leçons du monde fluctuant est passée relativement inaperçue hors du milieu restreint des littératures de l’imaginaire ; le dernier rejeton de Jérôme Noirez, s’il se situe nettement en marge des sentiers rebattus du récit conventionnel, n’en présente pas moins tous les traits d’un roman abouti et maîtrisé à tous points de vue. Il est vrai que le lecteur habitué au réalisme sobre des polars ou à la fantaisie domestiquée des écrivains à succès froncera peut-être un auguste sourcil devant cette prise de pouvoir de l’imagination, avant de refermer craintivement le volume pour couper court à la déferlante panique. Car le récit, s’il s’ouvre sur une Angleterre Victorienne assez fidèlement reconstituée sous le regard déjà trouble de Charles Lutwidge Dodgson, subit rapidement des bouleversements que le lecteur ne sera en mesure de comprendre que bien plus tard, pour peu qu’il ait accepté, au préalable, d’entrer en territoire inconnu.
"Le train filait, et Dodgson, la joue appuyée contre la vitre, dessinait avec son souffle des fantômes de buée. Du coin de l’œil, il observait le mélange confus des premières lueurs de l’aube et des nébuleuses des réverbères qui éclairaient encore les rues de Londres. Les façades tranquilles de Kilburn, les potagers bien entretenus, les rues tracées au cordeau où un peuple ensommeillé se pressait déjà, et les murs de brique se superposaient comme les images tournoyantes d’un thaumatrope.
Au-delà, on devinait les haies qui cernaient le nouveau cimetière de Paddington, dont les tombes, déjà nombreuses, faisaient étrangement penser à des parcs d’enfants, et le cimetière tout entier à une immense pouponnière de plein air.
Puis le train se laissa engloutir par la terre. Les échos des roues aiguisant les rails emplirent les wagons de voix d’acier, de chœurs de forges, la vapeur de la locomotive tourbillonna le long de leurs flancs, appuya sa multitude de visages joufflus contre leurs vitres.
« Un monde fluctuant, songea le professeur en regardant cette ouate napper le tunnel, un rêve où la logique trouve sa solution… dans la nuit, dans la mort… »
Dans ce sépulcre, il s’abandonna aux cahots du train en marche, se laissa secouer sur sa banquette, cherchant dans ce bercement une sorte de consolation.
Mais il ne réussit qu’à se mordre cruellement l’intérieur de la joue. En goûtant le piquant de son propre sang, il soupira, plaintivement :
« Elisabeth.»
C’était le nom de sa mère, morte quatorze ans auparavant.
« Contrôle de connaissance, monsieur ! grogna alors une voix un peu enrouée.
Charles leva les yeux et vit un contrôleur pourvu d’une moustache rousse, si épaisse, si lourde qu’on pouvait raisonnablement se demander s’il ne s’agissait pas d’un postiche.
D’une main, il se tenait à l’angle de la banquette, de l’autre, il piochait une carte dans un jeu qui dépassait de la poche de sa vareuse.
« Voyons, fit-il en raclant son menton avec une rangée de dents jaunies par le tabac, une question de mathématique…
– Je suis mathématicien, avoua Dodgson avec une franchise un peu ridicule, posez-moi une autre question…
– Ta, ta, ta… C’est le hasard de la pioche qui décide… Alors : quelle est la condition pour que deux angles α et β soient dits supplémentaires ?
– Deux angles α et β sont dits supplémentaires si leur somme est égale à l’angle plat », anônna-t-il machinalement.
Le contrôleur acquiesca, rangea la carte dans sa poche, souhaita un excellent voyage à Dodgson, et passa à la banquette suivante."*
"Le train filait, et Dodgson, la joue appuyée contre la vitre, dessinait avec son souffle des fantômes de buée. Du coin de l’œil, il observait le mélange confus des premières lueurs de l’aube et des nébuleuses des réverbères qui éclairaient encore les rues de Londres. Les façades tranquilles de Kilburn, les potagers bien entretenus, les rues tracées au cordeau où un peuple ensommeillé se pressait déjà, et les murs de brique se superposaient comme les images tournoyantes d’un thaumatrope.
Au-delà, on devinait les haies qui cernaient le nouveau cimetière de Paddington, dont les tombes, déjà nombreuses, faisaient étrangement penser à des parcs d’enfants, et le cimetière tout entier à une immense pouponnière de plein air.
Puis le train se laissa engloutir par la terre. Les échos des roues aiguisant les rails emplirent les wagons de voix d’acier, de chœurs de forges, la vapeur de la locomotive tourbillonna le long de leurs flancs, appuya sa multitude de visages joufflus contre leurs vitres.
« Un monde fluctuant, songea le professeur en regardant cette ouate napper le tunnel, un rêve où la logique trouve sa solution… dans la nuit, dans la mort… »
Dans ce sépulcre, il s’abandonna aux cahots du train en marche, se laissa secouer sur sa banquette, cherchant dans ce bercement une sorte de consolation.
Mais il ne réussit qu’à se mordre cruellement l’intérieur de la joue. En goûtant le piquant de son propre sang, il soupira, plaintivement :
« Elisabeth.»
C’était le nom de sa mère, morte quatorze ans auparavant.
« Contrôle de connaissance, monsieur ! grogna alors une voix un peu enrouée.
Charles leva les yeux et vit un contrôleur pourvu d’une moustache rousse, si épaisse, si lourde qu’on pouvait raisonnablement se demander s’il ne s’agissait pas d’un postiche.
D’une main, il se tenait à l’angle de la banquette, de l’autre, il piochait une carte dans un jeu qui dépassait de la poche de sa vareuse.
« Voyons, fit-il en raclant son menton avec une rangée de dents jaunies par le tabac, une question de mathématique…
– Je suis mathématicien, avoua Dodgson avec une franchise un peu ridicule, posez-moi une autre question…
– Ta, ta, ta… C’est le hasard de la pioche qui décide… Alors : quelle est la condition pour que deux angles α et β soient dits supplémentaires ?
– Deux angles α et β sont dits supplémentaires si leur somme est égale à l’angle plat », anônna-t-il machinalement.
Le contrôleur acquiesca, rangea la carte dans sa poche, souhaita un excellent voyage à Dodgson, et passa à la banquette suivante."*
Les Leçons paraissent répondre à une interrogation qu'on pourrait formuler comme suit : comment diable le craintif et médiocre Charles Lutwidge Dogson, professeur de mathématiques à Oxford, est-il devenu Lewis Carroll ? Le roman de Noirez y apporte une réponse pour le moins inattendue, qui ne réside pas tant dans la transfiguration du personnage de Dodgson que dans celle du monde qui l’entoure. Infime au départ, le décalage entre ce monde et la réalité historique de la période victorienne devient, au fil du roman, un gouffre qu’on ne peut franchir que par la grâce de la métaphore.
Cet exercice périlleux de construction progressive d’un univers fictif, qui coïncide en partie avec celui d’Alice in Wonderland, fournit à Noirez l’occasion de mettre en œuvre une étrange alchimie : c’est à partir d’un socle de réalité objective que se développe la fantaisie. Leçons du monde fluctuant se révèle en effet d’une surprenante exactitude dès lors qu’on en vient à la personnalité réelle de Dodgson, dont les principaux traits aujourd’hui connus ont manifestement servi de socle au roman, y compris son bégaiement et son goût controversé pour la compagnie des fillettes, d’Alice Liddell en particulier, qu’il aimait à photographier. Il suffit pourtant de parcourir les premières pages du roman pour s’apercevoir qu’il ne vise évidemment pas à établir la biographie de Lewis Carroll, mais bien la cartographie d’un imaginaire qui appartient sans doute davantage à Noirez qu’à Lewis Carroll lui-même, et dont la genèse s’effectue au fil des Leçons.
Le fragile équilibre de l’Educaume d’Angleterre, gouverné par la Grande Rectrice Victoria, repose entièrement sur la connaissance : dans cette pyramide sociale d’un genre nouveau, les universitaires sont révérés et le pouvoir réel détenu par le comité des Amphigouristes, qui règne sans partage sur les morts comme sur les vivants par l’intermédiaire de ses Noirs Précepteurs. L’intégrité de l’Educaume et de ses colonies se trouve pourtant menacée par un nombre croissant de dissidents qui sont parvenus à établir un passage entre le monde des morts et celui des vivants, sur la lointaine île de Novascholastica. Charles Dodgson, dont la présence à Oxford n’est plus du goût des Amphigouristes, y est envoyé avec le Noir Précepteur Jab Renwick, personnage macabre et truculent chargé de mater la révolte.
Mais ce n’est pas tout : ce motif du reflet déformé, qui place l’Angleterre victorienne sous le joug de la connaissance, se redouble à l’intérieur même du récit : à Novascholastica, un monde parallèle se déploie à la mort de la jeune chasseresse Kematia. Dans la tradition de sa tribu Empewo, le monde des vivants s’appelle le Bumi ; le monde des morts, dans lequel l’excision fait basculer Kematia, se nomme Lankolong, et constitue la cause officieuse de la visite de Jab Renwick. Or, ce Lankolong apparaît comme un facteur de désordre dans un monde dominé par les symboles et les représentations de l’Educaume : cette province de l’au-delà, non contente de rejeter le joug britannique et d’abriter nombre d’esprits séditieux, a été reliée au Bumi, dans des circonstances mystérieuses, par un individu du nom de Lulunruntu.
Deux fils narratifs s’entrecroisent tout au long du récit, pour finalement se rejoindre en une forme singulière d’apothéose : c’est à la conjonction de ces deux mondes, celui de Dodgson et celui de Kematia, que naît finalement le véritable Lewis Carroll. Car à son retour dans l’Educaume, Dodgson n’est plus le professeur chétif et timoré d’autrefois, mais un rêveur entouré des spectres enfuis du Lankolong, et par conséquent un farouche opposant au règne de la Divine Scolastique.
C’est au moment où Dodgson est envoyé à Novascholastica, cette île en forme de main accrochée au Tropique du Capricorne, que le récit quitte définitivement le socle biographique pour basculer dans un imaginaire hybride, proche de l’univers de Lewis Carroll par le bestiaire déployé et ses métamorphoses incongrues, mais aussi inspiré d’un animisme polymorphe qui emprunte ses figures et ses rituels aux traditions africaines comme aux antiques civilisations méditerranéennes. Ce mélange de formes chimériques s’entasse pêle-mêle dans le Lankolong, pays peuplé d’esprits, où « le matériel et l’immatériel se [rejoignent] pour former une seule et indéniable réalité »**, où chaque feuille, chaque brin d’herbe, chaque particule de matière est un être trépassé. À ce Lankolong en perpétuelle expansion s’oppose l’imagerie occidentale dominante, celle précisément que fuit Dodgson, et qui conquiert le Lankolong en déployant les formes domestiquées des contes de Grimm ou de Charles Perrault. Haggis, fossoyeur à New Oxford, résume parfaitement le conflit qui s’apprête à éclater sur l’île : « Voyez-vous, nous, nous prions nos dieux. Eux, ils ne les prient pas, ils les rêvent ! »***
Le manichéisme assumé de cette vision du monde – d’un côté le rêve, l’irrationnel et la liberté, de l’autre la réalité, la logique et la contrainte – rapproche singulièrement le roman de Noirez de La Forêt d’Iscambe de Christian Charrière, récit étonnant auquel je consacrerai sans doute une prochaine chronique. Dans le roman de Charrière, la lisière de la forêt marque la frontière où le monde s’inverse et où l’on passe de l’ordre impeccable de la plaine à la monstruosité polymorphe du rêve, au sein duquel les personnages renouent avec le principe de vie. On peut sans doute remonter encore le courant capricieux de l’histoire littéraire moderne pour trouver, à la source de ces innombrables métaphores du conflit entre l’ordre et le chaos, la forêt merveilleuse du Songe d’une nuit d’été, les figures antagoniques de Caliban et Prospero dans La Tempête, ou encore l’univers difforme et foisonnant de Rabelais, directement issu de l’imaginaire médiéval, qui lui-même…
On le voit, Leçons du monde fluctuant ne s’arrête pas à des conjectures d’ordre biographique : la genèse de l’écrivain Lewis Carroll n’est que le centre en trompe-l’œil d’un récit dont le véritable enjeu réside dans la mise en perspective de l’éternel affrontement entre le rêve et la réalité. En ce sens, le roman de Noirez peut être considéré comme une interprétation certes personnelle, mais moins fantaisiste qu’il n’y paraît au premier abord, de l’œuvre de Lewis Carroll, dans laquelle cet affrontement qui tourne en faveur de l’irrationnel occupe une place primordiale.
Liens :
• Vers l’excellente chronique de Bruno Gaultier sur le site d’Actu SF ;
• Vers le site de Jérôme Noirez, où figurent divers compléments et « produits dérivés » des Leçons, ainsi que toutes les informations disponibles sur l’auteur.
Cet exercice périlleux de construction progressive d’un univers fictif, qui coïncide en partie avec celui d’Alice in Wonderland, fournit à Noirez l’occasion de mettre en œuvre une étrange alchimie : c’est à partir d’un socle de réalité objective que se développe la fantaisie. Leçons du monde fluctuant se révèle en effet d’une surprenante exactitude dès lors qu’on en vient à la personnalité réelle de Dodgson, dont les principaux traits aujourd’hui connus ont manifestement servi de socle au roman, y compris son bégaiement et son goût controversé pour la compagnie des fillettes, d’Alice Liddell en particulier, qu’il aimait à photographier. Il suffit pourtant de parcourir les premières pages du roman pour s’apercevoir qu’il ne vise évidemment pas à établir la biographie de Lewis Carroll, mais bien la cartographie d’un imaginaire qui appartient sans doute davantage à Noirez qu’à Lewis Carroll lui-même, et dont la genèse s’effectue au fil des Leçons.
Le fragile équilibre de l’Educaume d’Angleterre, gouverné par la Grande Rectrice Victoria, repose entièrement sur la connaissance : dans cette pyramide sociale d’un genre nouveau, les universitaires sont révérés et le pouvoir réel détenu par le comité des Amphigouristes, qui règne sans partage sur les morts comme sur les vivants par l’intermédiaire de ses Noirs Précepteurs. L’intégrité de l’Educaume et de ses colonies se trouve pourtant menacée par un nombre croissant de dissidents qui sont parvenus à établir un passage entre le monde des morts et celui des vivants, sur la lointaine île de Novascholastica. Charles Dodgson, dont la présence à Oxford n’est plus du goût des Amphigouristes, y est envoyé avec le Noir Précepteur Jab Renwick, personnage macabre et truculent chargé de mater la révolte.
Mais ce n’est pas tout : ce motif du reflet déformé, qui place l’Angleterre victorienne sous le joug de la connaissance, se redouble à l’intérieur même du récit : à Novascholastica, un monde parallèle se déploie à la mort de la jeune chasseresse Kematia. Dans la tradition de sa tribu Empewo, le monde des vivants s’appelle le Bumi ; le monde des morts, dans lequel l’excision fait basculer Kematia, se nomme Lankolong, et constitue la cause officieuse de la visite de Jab Renwick. Or, ce Lankolong apparaît comme un facteur de désordre dans un monde dominé par les symboles et les représentations de l’Educaume : cette province de l’au-delà, non contente de rejeter le joug britannique et d’abriter nombre d’esprits séditieux, a été reliée au Bumi, dans des circonstances mystérieuses, par un individu du nom de Lulunruntu.
Deux fils narratifs s’entrecroisent tout au long du récit, pour finalement se rejoindre en une forme singulière d’apothéose : c’est à la conjonction de ces deux mondes, celui de Dodgson et celui de Kematia, que naît finalement le véritable Lewis Carroll. Car à son retour dans l’Educaume, Dodgson n’est plus le professeur chétif et timoré d’autrefois, mais un rêveur entouré des spectres enfuis du Lankolong, et par conséquent un farouche opposant au règne de la Divine Scolastique.
C’est au moment où Dodgson est envoyé à Novascholastica, cette île en forme de main accrochée au Tropique du Capricorne, que le récit quitte définitivement le socle biographique pour basculer dans un imaginaire hybride, proche de l’univers de Lewis Carroll par le bestiaire déployé et ses métamorphoses incongrues, mais aussi inspiré d’un animisme polymorphe qui emprunte ses figures et ses rituels aux traditions africaines comme aux antiques civilisations méditerranéennes. Ce mélange de formes chimériques s’entasse pêle-mêle dans le Lankolong, pays peuplé d’esprits, où « le matériel et l’immatériel se [rejoignent] pour former une seule et indéniable réalité »**, où chaque feuille, chaque brin d’herbe, chaque particule de matière est un être trépassé. À ce Lankolong en perpétuelle expansion s’oppose l’imagerie occidentale dominante, celle précisément que fuit Dodgson, et qui conquiert le Lankolong en déployant les formes domestiquées des contes de Grimm ou de Charles Perrault. Haggis, fossoyeur à New Oxford, résume parfaitement le conflit qui s’apprête à éclater sur l’île : « Voyez-vous, nous, nous prions nos dieux. Eux, ils ne les prient pas, ils les rêvent ! »***
Le manichéisme assumé de cette vision du monde – d’un côté le rêve, l’irrationnel et la liberté, de l’autre la réalité, la logique et la contrainte – rapproche singulièrement le roman de Noirez de La Forêt d’Iscambe de Christian Charrière, récit étonnant auquel je consacrerai sans doute une prochaine chronique. Dans le roman de Charrière, la lisière de la forêt marque la frontière où le monde s’inverse et où l’on passe de l’ordre impeccable de la plaine à la monstruosité polymorphe du rêve, au sein duquel les personnages renouent avec le principe de vie. On peut sans doute remonter encore le courant capricieux de l’histoire littéraire moderne pour trouver, à la source de ces innombrables métaphores du conflit entre l’ordre et le chaos, la forêt merveilleuse du Songe d’une nuit d’été, les figures antagoniques de Caliban et Prospero dans La Tempête, ou encore l’univers difforme et foisonnant de Rabelais, directement issu de l’imaginaire médiéval, qui lui-même…
On le voit, Leçons du monde fluctuant ne s’arrête pas à des conjectures d’ordre biographique : la genèse de l’écrivain Lewis Carroll n’est que le centre en trompe-l’œil d’un récit dont le véritable enjeu réside dans la mise en perspective de l’éternel affrontement entre le rêve et la réalité. En ce sens, le roman de Noirez peut être considéré comme une interprétation certes personnelle, mais moins fantaisiste qu’il n’y paraît au premier abord, de l’œuvre de Lewis Carroll, dans laquelle cet affrontement qui tourne en faveur de l’irrationnel occupe une place primordiale.
Liens :
• Vers l’excellente chronique de Bruno Gaultier sur le site d’Actu SF ;
• Vers le site de Jérôme Noirez, où figurent divers compléments et « produits dérivés » des Leçons, ainsi que toutes les informations disponibles sur l’auteur.
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* Jérôme Noirez, Leçons du Monde Fluctuant, Denoël, pp.15-16.
** Ibid., p.284
*** Ibid., p.181
18:30 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : noirez, leçons du monde fluctuant


Commentaires
Salut biloute!
Bon, très bon papier sur les Leçons!
Jérôme sort un roman jeunesse ces jours-ci, un autre paraîtra en septembre, je crois.
Sinon, ça baskettise sévèrement du côté de Saint Gervais la Forêt, et ça avance les petites lectures en douceur... Bientôt du nouveau sur Systar (je l'espère!).
A plus!
Ecrit par : Bruno | 24/04/2008
Cool ! De mon côté j'ai abandonné mon truc linguistique sur La Horde, finalement je me suis aperçu que cette approche n'était pas la plus pertinente... Mais quelques trucs devraient arriver bientôt : la fin de Théophile, un truc sur Neuromancien, un autre sur La Forêt d'Iscambe, et peut-être quelques réflexions sur la SF...
Sinon, je suis dans Jeury, et je me régale !
Bon basket, profite bien de ces journées tranquilles, et à bientôt.
Ecrit par : François | 24/04/2008
Ton truc sur la Horde, fais-le quand même, ce serait dommage que tu n'écrives pas sur le livre... ça changerait des louanges inconditionnelles du Transhu (je rigole).
Du nouveau rigolo sur Systar basket.
En attendant que je trouve la motivation pour retourner dans l'arène Systar...
Ecrit par : Bruno | 25/04/2008
Je voulais bosser sur le passage de la ligne de transcription du vent à la phrase ; mais en me penchant sérieusement sur les transcriptions qui figurent dans le bouquin, je me suis aperçu que beaucoup d'entre elles ne correspondent pas au code fourni par Oroshi lors de son petit cours aux crocs, avec Caracole...
Je suis donc un peu embêté, car le décalage ne change pas d'une édition à l'autre. Je vais essayer de changer d'angle d'attaque, mais toujours dans l'analyse poétique ; on verra bien ce qui en sortira.
Ecrit par : François | 25/04/2008
Oui, tu m'avais déjà dit.
Mais ne t'attache pas à ce qui est dit explicitement en la matière => tu seras plus libre dans ta lecture, et on apprendra des trucs!
De mon côté, je suis dans Volodine, c'est vraiment excellent.
Articles imminents sur ActuSF et sur Systar, du coup.
C'est un immense prosateur, c'est magnifique ce qu'il écrit.
Le plus grand styliste vivant pour moi en France, juste derrière Pierre Michon évidemment...;-)
Ecrit par : Bruno | 25/04/2008
Ho ho... Il faudra que je lise ça alors !
Ecrit par : François | 25/04/2008
Mon papier sur Volodine est prêt, sur ActuSF, tu pourras le lire à la prochaine mise à jour.
Sinon je t'envoie le doc word, si ça t'intéresse...
Je ne sais pas si je t'ai dit: j'ai repris un peu Michon, avec son petit texte L'empereur d'Occident.
C'est, comme d'habitude, magnifique.
Ce type "pue" la littérature, et la grande.
Ecrit par : Bruno | 02/05/2008
Ah oui ! J'avais offert ce petit bouquin à quelqu'un (je ne me souviens plus à qui !), et je l'avais lu en douce dans le train. C'est très bon. Mais il faut que tu lises les Vies minuscules, si ce n'est déjà fait : c'est tout simplement magnifique, stylistiquement parlant.
Je veux bien le document Word, oui, si ça ne te dérange pas !
A +
Ecrit par : François | 03/05/2008
Les commentaires sont fermés.