19/01/2008
Avant-propos / Sommaire

Pour les fondus de ce que Jean Rousset a appelé « la littérature de l’âge baroque », je publie à présent, par fragments remaniés, mon mémoire de maîtrise rédigé en 2005-2006 sous la direction de Delphine Reguig-Naya, à l’université Paris IV-Sorbonne. Il se trouve que ce mémoire, sur le plan de l’exhaustivité des références, n’est pas si proche de ce qu’on a coutume d’attendre d’un mémoire universitaire. Autrement dit, n’attendez pas de cette série de notes bourrée de défauts qu’elle vous brosse un état des lieux complet des recherches sur Théophile. D’une part, ce travail a déjà été réalisé, en partie, par l’un des seuls universitaires spécialistes du poète agenais en Europe, Guido Saba ; et d’autre part, j’ai préféré ne pas m’étendre sur un exercice qui m’a paru, dès l’abord, extrêmement rébarbatif. J’ai fait, à l’occasion de ce mémoire, la découverte de mes limites en matière de recherche et de compilation documentaire.
En revanche, j’ai tâché d’analyser plus en profondeur le regard que nous portons aujourd’hui sur Théophile, considéré comme l’un des plus illustres martyrs de notre littérature moderne, et de mettre en évidence notre indécrottable tendance à rattacher l’ensemble de son œuvre au traumatisme politique provoqué par son exécution. Cet a priori révèle le peu d’intérêt réel que nous portons à cette œuvre passionnante à bien des égards. On s’apercevra peut-être, à la lecture de mon modeste travail, de sa richesse et de sa complexité, qui éloignent considérablement Théophile de son image de « roi des libertins ». J’ai essayé de montrer comment l’œuvre poétique de Théophile de Viau peut être mieux comprise en la rapprochant de celle de son compatriote Gascon, Michel de Montaigne. Mais tout ceci n'en est encore qu'au stade de l'hypothèse ; les références précises au texte de Montaigne manquent, et je tâcherai d'en ajouter ici et là. Un réel travail de recherche sur cette question fondamentale de la postérité littéraire de Montaigne dans la première moitié du XVIIe siècle reste à effectuer, du moins à ma connaissance ; et ce travail ne saurait passer outre l’œuvre du prétendu « roi des libertins ». En tout cas, s’il me prend un jour l’envie de me lancer dans une thèse, j’aurai sans doute une pensée pour Théophile de Viau.
Cohérence et tensions dans l’œuvre poétique de Théophile de Viau (titre original)
SOMMAIRE
L’écriture de l’épicurisme, I : Une référence intériorisée.
L’écriture de l’épicurisme, II : La primauté du sensible.
L’écriture de l’épicurisme, III : Théophile libertin.
Le poète en son temps, I : La religion de Théophile
12:55 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Théophile de Viau, Montaigne, littérature, baroque, Rousset, libertinage


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